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<title>Flux RSS</title><link>http://www.wananou.fr/index.php</link><description>Loora: le flux RSS</description><dc:language>fr-fr</dc:language><dc:creator>loora@loora.com</dc:creator><dc:rights>Copyright 2009 ahl</dc:rights><dc:date>2010-05-24T10:56:20+02:00</dc:date><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.realmacsoftware.com/" />
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<lastBuildDate>Mon, 24 May 2010 11:02:00 +0200</lastBuildDate><item><title>Un compte de fait</title><dc:creator>loora@loora.com</dc:creator><category>Si tu veux</category><dc:date>2010-05-24T10:56:20+02:00</dc:date><link>http://www.wananou.fr/files/904723b45ec41720ef66b07d40b3a2d6-63.php#unique-entry-id-63</link><guid isPermaLink="true">http://www.wananou.fr/files/904723b45ec41720ef66b07d40b3a2d6-63.php#unique-entry-id-63</guid><content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Il &eacute;tait une fois, dans un pays si lointain que je me demande comment son existence peut &ecirc;tre connue de nous et il ne faut pas m'en vouloir si j'extrapole sur des points de d&eacute;tail, il &eacute;tait une fois donc, dans un pays tr&egrave;s lointain, un royaume &agrave; la t&ecirc;te duquel r&eacute;gnait un empereur avec sa femme la comtesse. Ce royaume &eacute;tait &agrave; peine plus grand que mon jardin, c'est-&agrave;-dire qu'on avait tout juste eu la place de construire les b&acirc;timents administratifs n&eacute;cessaires, pr&eacute;fecture, sous-pr&eacute;fecture, mairie et contributions directes. Le palais du roi prenait beaucoup de place, de m&ecirc;me que l'&eacute;table de la vache et la ferme du paysan&nbsp;; il faut dire que dans un si petit royaume, on n'avait pas eu la place de loger plus de monde vu le prix du m&egrave;tre carr&eacute;. Le duc r&eacute;gnait ainsi sur le paysan et sa vache, ce qui aurait pu poser beaucoup de probl&egrave;mes lors des &eacute;lections l&eacute;gislatives, car la vache s'obstinait &agrave; voter pour les Verts et le paysan, malgr&eacute; tout son embonpoint, n'arrivait pas &agrave; la majorit&eacute; absolue avec sa seule voix, m&ecirc;me en criant tr&egrave;s fort. Cependant, en monarque &eacute;clair&eacute; &agrave; l'&eacute;lectricit&eacute;, le baron trouva tout de suite la bonne solution et accorda le droit de vote &agrave; tous les perroquets par d&eacute;cret sp&eacute;cial et autoritaire.<br /><br />La vie &eacute;tait douce dans ce paradis enchanteur. Pr&eacute;tentieux, puisque tel &eacute;tait le nom du pr&eacute;sident directeur g&eacute;n&eacute;ral, Pr&eacute;tentieux avait sagement tir&eacute; la le&ccedil;on des aventures des royaumes voisins: il n&rsquo;avait invit&eacute; aucune f&eacute;e au bapt&ecirc;me de ses enfants (pour ne pas en oublier) et obligeait sa femme &agrave; se servir d'une machine &agrave; coudre Singer. Il avait une fille, la princesse Terce qui allait sur ses vingt-et-un ans, c'est-&agrave;-dire qu'il ne lui fallait plus attendre que dix-neuf ans pour atteindre sa majorit&eacute;. Eduqu&eacute;e d&egrave;s son plus jeune &acirc;ge par le professeur le plus comp&eacute;tent du royaume, elle savait traire une vache, manger avec un couteau et une fourchette et s'exer&ccedil;ait tous les jours &agrave; conjuguer ses verbes devant son miroir qui lui soufflait les r&eacute;ponses, mais &ccedil;a vous le gardez pour vous.<br /><br />Comme la maturit&eacute; amoureuse vient bien avant la politique, la jeune damoiselle avait d&eacute;j&agrave; un soupirant constamment &agrave; ses pieds, le g&eacute;nie Sangbouillir. Il la comblait de cadeaux: elle avait entre autres re&ccedil;u de lui un chauffage portatif pour le confort desdits pieds et une parure  si magnifique que tout le monde la trouvait tr&egrave;s belle, mais il faut dire que le g&eacute;nie avait achet&eacute; r&eacute;cemment un paquet de lessive. De son c&ocirc;t&eacute;, Terce avait tricot&eacute; avec le poils de la vache un pull angora &agrave; col roul&eacute; pour sa girafe. Ils s'&eacute;taient jur&eacute; &agrave; jamais un amour &eacute;ternel qui durerait toujours jusqu'&agrave; la fin des temps, et tout &eacute;tait tr&egrave;s chouette dans le meilleur des mondes.<br /><br />La princesse Terce cependant, &eacute;tait d'un insupportable romantisme, et &agrave; peine sortie de la c&eacute;r&eacute;monie de fian&ccedil;ailles, s'indigna que son futur &eacute;poux n'ait pas parcouru le vaste monde avant d'ooooooser pr&eacute;tendre &agrave; sa main. Il s'&eacute;leva une violente discussion autour du repas de f&ecirc;te, ce qui emp&ecirc;cha les convives d'appr&eacute;cier le poulet r&ocirc;ti qu'on leur servait. Il fallut garder le dessert au cong&eacute;lateur et attendre que Sangbouillir enfile ses Nike runners et fasse le tour du royaume. Dix minutes plus tard, le g&eacute;nie &eacute;tait de retour et le festin put continuer, apr&egrave;s que le vieux se soit excus&eacute; de cet incident technique ind&eacute;pendant de sa volont&eacute;.<br /><br />Parmi les convives, tous n'appr&eacute;ciaient pas ce banquet, et en particulier le g&eacute;nie Sangfrotter dont la naissance, moins haute que celle de Sangbouillir, ne lui avait pas permis de pr&eacute;tendre &agrave; la main de la princesse Terce. Sangfrotter &eacute;tait assis &agrave; c&ocirc;t&eacute; de la f&eacute;e Lullite qui n'&eacute;tait pas plus souriante que lui, car elle &eacute;tait sortie avec Sangbouillir &agrave; l'universit&eacute; et qu'il ne lui avait toujours pas rendu son stylo quatre couleurs. Ces deux m&eacute;contents se transform&egrave;rent vite en comploteurs et un pi&egrave;ge mortel fut ourdi contre les fianc&eacute;s.<br /><br />Ce complot fut tenu secret jusqu'au jour du mariage de Terce avec Sangbouillir. Apr&egrave;s la c&eacute;r&eacute;monie, Sangfrotter et Lullite d&eacute;voil&egrave;rent tout: les deux amoureux &eacute;taient unis pour la vie, et si &ccedil;a c'est pas mortel, j'y comprends plus rien. Mais comme l'amour, la vertu et le compte en banque triomphent toujours, Sangbouillir eu l'id&eacute;e g&eacute;niale de lancer un sort qui lui per&ccedil;a un trou dans la chaussette droite, ce qui ferait siffler sa respiration  quand il mettrait un casque et emp&ecirc;cherait ainsi tout silence mortel entre lui et son &eacute;pouse dans les moments difficiles. Apr&egrave;s quoi il prit un emploi de fossoyeur et finit ses jours comme loueur de caravanes au bord de la mer Rouge.<br /></p><p style="text-align:left;"><br /><br /></p><p style="text-align:right;">Nanou<br />18 /09/2001</p>]]></content:encoded></item><item><title>14 f&#xe9;vrier: Le c&#x153;ur de Loupi apprend &#xe0; rougir</title><dc:creator>loora@loora.com</dc:creator><category>Loupi - f&#xe9;vrier</category><dc:date>2010-05-17T12:03:49+02:00</dc:date><link>http://www.wananou.fr/files/loupi_02.14#unique-entry-id-39</link><guid isPermaLink="true">http://www.wananou.fr/files/loupi_02.14#unique-entry-id-39</guid><content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><span style="font:15px Times, Georgia, Courier, serif; ">Loupi n&rsquo;est pas un petit gar&ccedil;on comme les autres. Loupi aime les poireaux&nbsp;; Loupi aime les navets&nbsp;; Loupi aime les choux&nbsp;; Loupi aime les &eacute;pinards. Mais surtout, surtout, Loupi aime les carottes. Etrange&nbsp;? Non, Loupi est un lapin.<br /><br />Quand on habite un terrier &agrave; la lisi&egrave;re d&rsquo;un grand jardin potager, qu&rsquo;on aime les carottes, que le jardin en contient un carr&eacute; bien entretenu et bien d&eacute;sherb&eacute;, et qu&rsquo;on est un petit lapin gourmand, que pensez-vous qu&rsquo;il se passe&nbsp;?<br /><br />Loupi le Lapin a d&eacute;j&agrave; essay&eacute; de voler les carottes du jardin, mais en vain&nbsp;; toujours, les l&eacute;gumes tant d&eacute;sir&eacute;s sont rest&eacute;s inatteignables et ont fini dans la marmite de la fermi&egrave;re, au lieu de l&rsquo;estomac doux et rebondi de Loupi le Lapin.<br /><br />Mais cette fois, il a un plan infaillible&nbsp;!<br /><br />Loupi le Lapin se faufile vers la sortie de son terrier, en cette froide matin&eacute;e de f&eacute;vrier. La neige n&rsquo;a pas fondu, et son glacial manteau blanc, plus tr&egrave;s frais, couvre encore tout le paysage campagnard. Sous la neige, Loupi devine &agrave; peine le sentier qui va du terrier au foss&eacute; o&ugrave; vit son amie la grenouille. En chemin, il s&rsquo;amuse &agrave; dessiner de grandes arabesques avec ses pattes. Tout en sautillant de-ci de-l&agrave;, Loupi cherche son amie, mais il a beau appeler, appeler et appeler encore, Grenade ne vient pas.<br /><br />&laquo;&nbsp;Viens, amie Grenade, s&rsquo;&eacute;poumone Loupi. J&rsquo;ai eu une autre id&eacute;e pour voler les carottes du jardin potager&nbsp;!&nbsp;&raquo;. Si la petite grenouille l&rsquo;entend, cette fois-ci, elle se garde bien de le montrer&nbsp;; recroquevill&eacute;e sur elle-m&ecirc;me, elle attend patiemment la fonte des neiges et le retour des beaux jours pour jouer avec son ami lapin.<br /><br />Elle ouvre seulement un &oelig;il, frissonne &agrave; la vue de toute cette neige, et choisit de se rendormir pour encore quelques semaines. De toute mani&egrave;re, les id&eacute;es de Loupi, elle les conna&icirc;t&nbsp;: elles finissent en g&eacute;n&eacute;ral sur de cuisants &eacute;checs et des courses &eacute;perdues pour &eacute;chapper au fermier ou &agrave; son chien. Il n&rsquo;y a qu&rsquo;&agrave; se souvenir de l&rsquo;aventure d&rsquo;hier&nbsp;!<br /><br />D&eacute;cid&eacute; &agrave; mettre seul son plan g&eacute;nial &agrave; ex&eacute;cution, Loupi reprend la route du jardin potager. Sauter dans la neige et dessiner des arabesques l&rsquo;amuse moins&nbsp;&agrave; pr&eacute;sent qu&rsquo;il sait que Grenade ne viendra pas&nbsp;; il a avoir froid, et la neige qui a fondu sur son pelage commence &agrave; geler. Il n&rsquo;a plus tellement d&rsquo;entrain sans sa comparse, mais, se dit-il, s&rsquo;il doit attendre que Grenade se r&eacute;veille de son long sommeil hivernal, il n&rsquo;est pas pr&ecirc;t de manger des carottes&nbsp;!<br /><br />La pens&eacute;e de toutes ces bonnes carottes qui doivent l&rsquo;attendre le revigore, et Loupi avance plus joyeusement vers la serre. Il galope dans la neige, franchit en deux bonds la vieille souche, se faufile sous la barri&egrave;re du jardin, zigzague entre les arbustes fruitiers endormis, framboisiers, groseilliers, cassissiers, et arrive devant la porte de la serre. Une chance&nbsp;! Le fermier ne l&rsquo;a pas ferm&eacute;e &agrave; clef&nbsp;; Loupi peut pousser la porte du bout du museau et se faufiler entre les poireaux jusqu&rsquo;aux carottes tant aim&eacute;es.<br /><br />Victoire&nbsp;! Le plan infaillible semble avoir bien fonctionn&eacute; cette fois&nbsp;: Loupi d&eacute;terre une, puis deux, puis trois, puis quatre carottes qui semblent bien juteuses. Il les attrape entre ses pattes de devant et prend la fuite vers le terrier, son pr&eacute;cieux chargement serr&eacute; contre lui. De nouveau, il se faufile entre les arbustes fruitiers et se glisse sous la cl&ocirc;ture du jardin. Mais au lieu de franchir la vieille souche en deux bonds, comme il en a l&rsquo;habitude, il s&rsquo;arr&ecirc;te tout &agrave; coup&nbsp;: deux mignonnes oreilles brunes d&eacute;passent d&rsquo;un fourr&eacute; proche.<br /><br />Loupi aime les carottes, c&rsquo;est entendu&nbsp;; mais c&rsquo;est aussi un petit lapin tr&egrave;s curieux. Serrant toujours contre lui sa r&eacute;colte, il se cache derri&egrave;re la vieille souche pour espionner le propri&eacute;taire des oreilles. Dans un bruissement de feuilles, celui-ci sort du fourr&eacute;, et surprise, ce n&rsquo;est pas un mais une jeune lapine qui appara&icirc;t devant Loupi&nbsp;!<br /><br />&laquo;&nbsp;Bonjour, dit la petite lapine &agrave; Loupi, en le regardant avec curiosit&eacute;. Je m&rsquo;appelle L&eacute;na, j&rsquo;habite de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; de la grande route, mes parents rendent visite &agrave; une tante, je suis en pension chez mes cousins, j&rsquo;ai trois s&oelig;urs, j&rsquo;aime les carottes et les navets, je suis la plus rapide &agrave; la course de ma classe, et plus tard, je voudrais &ecirc;tre princesse. Et toi, qui es-tu&nbsp;?&nbsp;&raquo;<br /><br />L&eacute;na a dit tout cela tr&egrave;s vite, et Loupi est un peu perdu par cette avalanche. Il bredouille une r&eacute;ponse o&ugrave; tout se m&eacute;lange, confond navets et carottes, et s&rsquo;embrouille dans de fumeuses explications sur sa famille et son terrier.<br /><br />Pendant que Loupi rougit de plus en plus et bataille avec ses id&eacute;es un peu confuses, L&eacute;na le regarde avec de grands yeux bruns interrogateurs qui ne font qu&rsquo;empirer la confusion de Loupi. Pourtant, il a l&rsquo;habitude de bavarder avec son amie Grenade&nbsp;! Mais Grenade a beau &ecirc;tre une fille, elle n&rsquo;a pas ce museau espi&egrave;gle ni ces oreilles soyeuses ou ce regard mutin. Non, Grenade est simplement Grenade, la meilleure en saut en longueur, la grande nageuse, la complice&nbsp;; tandis qu&rsquo;aupr&egrave;s de L&eacute;na, Loupi se sent soudain tout petit et tr&egrave;s maladroit.<br /><br />&laquo;&nbsp;Mais, demande soudain L&eacute;na, qu&rsquo;as-tu donc l&agrave;&nbsp;?&nbsp;&raquo; Loupi la regarde un instant l&rsquo;air interdit, puis voit le regard clair pos&eacute;s sur ses carottes. Il bombe le torse&nbsp;avec fiert&eacute;. &laquo;&nbsp;Ce sont des carottes que j&rsquo;ai vol&eacute;es dans la serre ! s&rsquo;exclame-t-il&nbsp;&raquo;. L&eacute;na ouvre de grands yeux admiratifs. &laquo;&nbsp;Comme tu es courageux ! Tu n&rsquo;as pas eu peur du fermier ou de son chien&nbsp;? Puis-je les voir, ces carottes&nbsp;?&nbsp;&raquo;<br /><br />Loupi a retrouv&eacute; tout son aplomb&nbsp;; d&eacute;gageant le dessus de la vieille souche, il pose avec la plus grande pr&eacute;caution son pr&eacute;cieux butin sur le bois. Vraiment, ce sont de magnifiques carottes nouvelles&nbsp;; quand on est un lapin gourmand comme Loupi, on a faim rien qu&rsquo;&agrave; les regarder.<br /><br />&laquo;&nbsp;Puis-je go&ucirc;ter pendant que tu me racontes ton aventure&nbsp;?&nbsp;&raquo; demande encore L&eacute;na, ses grands yeux yeux riv&eacute;s sur Loupi. Notre petit lapin n&rsquo;a pas un mouvement d&rsquo;h&eacute;sitation. Fier comme Artaban, il entame le r&eacute;cit &eacute;pique de ses aventures dans la serre, inventant la venue du chien du fermier et un imaginaire combat contre lui. L&eacute;na l&rsquo;&eacute;coute, admirative.<br /><br />Soudain, une voix famili&egrave;re se fait entendre. &laquo;&nbsp;Loupi&nbsp;! Loupi&nbsp;!&nbsp;&raquo; crie cette voix. C&rsquo;est Dame Lapin qui appelle ses enfants. A regret, Loupi prend le chemin du retour. Juste de plonger dans le terrier, il croise le chat gris de la ferme. En le d&eacute;passant &agrave; toute vitesse, le petit lapin impertinent s&rsquo;&eacute;crie&nbsp;: &laquo;&nbsp;Cette fois, Ma&icirc;tre Chat, pas de le&ccedil;on de morale&nbsp;!&nbsp;&raquo;. Et le chat, dans sa grande sagesse, voit que cette fois, toute parole est inutile, en effet. Il sourit avec attendrissement et passe silencieusement son chemin.<br /><br />Loupi est rentr&eacute; &agrave; la maison. Mais au fait, o&ugrave; sont ses carottes&nbsp;?<br /></span></p>]]></content:encoded></item></channel>
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